In the streets the dogs are barkin’

passionnant doc sur Chris Doyle sur Arte-Doyle, chef-opérateur de Wong Kar-wai, génial inventeur de formes de “Chungking express”, “Fallen angels” ou “In the mood for love”-la vie de la rue à Hong-Kong, Buenos Aires ou Portland, l’énergie, “from chaos comes order”, symphonie d’épiphanies géniales…

un Jack Kerouac asiatique dit de lui Gus Van Sant-oui, le Kerouac mexicain, celui de “Tristessa”, des rues désolées, du jazz bancal, du sexe mélancolique, du mauvais vin et de la grande poésie urbaine, du beat de la vie…

Publié dans: on août 30, 2007 at 11:07 Laisser un commentaire

what i want

When they call your name

Will you walk right up

With a smile on your face

Or will you cower in fear

In your favorite sweater

With an old love letter

I wish you would

I wish you would

Come pick me up

Take me out

Fuck me up

Steal my records

Screw all my friends

They’re all full of shit

With a smile on your face

And then do it again

I wish you would

When you’re walking downtown

Do you wish I was there

Do you wish it was me

With the windows clear and the mannequins eyes

Do they all look like mine

You know you could

I wish you would

Come pick me up

Take me out

Fuck me up

Steal my records

Screw all my friends behind my back

With a smile on your face

And then do it again

I wish you would

I wish you’d make up my bed

So I could make up my mind

Try it for sleeping instead

Maybe you’ll rest sometime

I wish I could

(Ryan Adams, “Come Pick Me Up”

Publié dans: on août 29, 2007 at 1:00 Laisser un commentaire

1993

…et le soleil a commencé à décliner, la nuit approchait. il y avait toujours cette musique dans ma tête, cette chanson de My Bloody Valentine, “Come in alone”, cette mélodie violentée, déchirée. ça me rappelait toi. ça me rappelait cette année, nos 20 ans, mauvais âge, mauvaises nouvelles des étoiles, mauvais karma. nous étions beaux et nous avions la musique, la jeunesse semblait éternelle. tu étais belle, tellement belle. je ne me trouvais pas beau, mais avec toi dans mes bras, l’amour qu’on faisait, tout était différent. et quand la nuit tombe, quand il fait sombre, je me souviens. ces années ont fait de moi un vampire de sentiments, je cherche à retrouver, vertigo…

1993

il y avait du monde devant les pierres que le jour déclinant teintait de rose & d’orange. port de la lune. ballet des voitures & des bus place de la victoire. année universitaire terminée. je me sens perdu dans cette foule, à t’attendre. tu ne le sais pas encore, mais à la fin de cette nuit nous serons amants. cette nuit sera intense, habillée de velours pourpre, de cordes, de la voix enfumée d’Hope Sandoval, d’une odeur de martini et de pins, de la lune sur la dune, des vagues sombres de l’océan, de néons qui s’éteignent, de feux de croisement qui s’effondrent derrière nous, “there’s no other way”, tu as quelqu’un je sais mais la terre va brûler, parce que je veux être avec toi sinon je vais en crever.

la première que je t’ai vu, c’était en novemre, quelques mois plus tôt. une couloir enfumée de la fac. assis sur une marche à attendre un enseignant. je ne voyais que tes boucles blondes, alors je me suis levé, tu étais comme un Boticcelli, un ange, un côté Solveig Dommartin, et tes grands yeux bleus électriques qui ont fini par croiser les miens…voilà, c’était joué, perdu d’avance. trop belle pour moi. trop de toi dans mes pensées, dès la première nuit. tu ne me regardais pas souvent, mais alors c’est  comme si tu me mettais à nu, je ne pouvais plus faire semblant, me la jouer cool.

parce que oui, dans une fac de droit/éco, pas difficile de se la jouer cool. ils écoutent tous Goldman ou Pagny au pire, Lenny Kravitz au mieux. et des tonnes d’eurodance. des sentiments dilués. nirvana? connais pas. alors, avec les stone roses, my bloody, primal scream, morrissey ou pavement dans mes oreilles à me répéter “lève les yeux”, j’ai fini par croire que j’étais cool.

Publié dans: on at 12:28 Laisser un commentaire

Trouble in mind

commencé, ou plutôt repris, l’écriture de l’introduction de ce roman, sans titre encore, sur mes années de jeunesse; je dois être sérieux, écrire, écrire, écrire- aujourd’hui est une drôle de journée…reprise du boulot dans des conditions pour le moins curieuse mais assez drôle, des pensées pour quelqu’un qui ne semble pas au courant, & la vie & l’écriture qui se mèlent merveilleusement, enfin… Nina Simone – Trouble In Mind

Publié dans: on août 28, 2007 at 9:08 Laisser un commentaire