playlist septembre


d’abord le monumental album de M.I.A., “Kala”, en particulier “Paper planes” et son sample magnifique de Clash, et le duo avec Timbaland, “Come around”
le folk acidulé d’Amélie, “Black birds”
la reprise à la Roy Orbison du “Ocean of noise” d’Arcade Fire par Calexico
le retour en grâce de Pete Doherty & ses Babyshambles, “Delivery”
Cocoon, français plein d’entrain sur “On my way”
la reprise du “A change is gonna come” de Sam Cooke par les angelenos Cold War Kids
l’album de reprises de Don Nino, & surtout “Porque te vas”
Micky Green, une Feist en blonde, avec le tube en devenir “Oh!”
Rihanna et son irrésistible “Don’t stop the music” madonnesque
“Put the sun back”, belle pop song de The Coral
une reprise de Dylan par Emily Loizeau, le beau “Make you feel my love”
“les femmes” de Yelle, une Peaches à la frenchy
“Dead sound” des Raveonnettes, en attendant l’album
Chris Garneau et une magnifique cover du “between the bars” d’Elliott Smith (lien : http://www.dailymotion.com/video/x1l89r_423-chris-garneau-between-the-bars_creation ) et ce magique “baby’s romance” en free mp3 ici : http://www.lastfm.fr/music/Chris+Garneau
et surtout surtout “New soul”, le tube de l’automne par la très prometteuse Yael Naïm (c’est elle sur la photo)

je peux copier certaines de ces chansons pour ceux intéressés, par mail ou par peer to peer privé : http://www.clubic.com/telecharger-fiche18180-pando.html mon mail sur pando: fabrice.moiska@gmail.com

Publié dans: on septembre 14, 2007 at 9:15 Commentaires (1)

en laissant Margot…


tombé par hasard ce soir sur le “Conte d’été” de Rohmer, les dernières secondes émouvantes; ce film est comme un totem pour moi, tellement, à un moment de ma vie, vers 25 ans, et parfois encore aujourd’hui je me sens proche du personnage principal, interprété par le subtil Melvil Poupaud
je connais ce film par coeur, et ce film bavard il m’est arrivé de le regarder sans le son, et c’est magnifique aussi tant il se dit de choses sans parler, juste un regard volé croisé, un sourire timide
film-flirt (Rohmer détesterait ce mot, flirt), grave & léger…ou plutôt: léger, mais grave…
et que Margot est belle, la revenante Amanda Langlet découverte adolescente par Rohmer dans un autre beau film d’été, “Pauline à la plage”

ps: pour les étourdis, les retardataires, universitaires, demandeurs d’emploi & autres glandeurs, il y a une séance de rattrapage lundi à 15h, sur Arte of course

Publié dans: on at 12:17 Laisser un commentaire

beat


grosse actualité Dylan- publication à venir d’un gros best-of d’une cinquantaine de titres, qui aura le mérite de faire un (petit) tour de la question Dylan, le seul artiste capable d’écrire une grande chanson en 1962 comme en 2006, & surtout une biographie passionnante de François Bon, remarquable romancier à qui on devait déjà un livre référence et très personnel sur les Stones (qui eux n’ont pas enregistré une seule bonne chanson depuis au minimum 25 ou 30 ans, mais ceci est une autre histoire)
dans le hors-série des Inrocks consacré ce mois-ci à Dylan, il écrit un truc très vrai, & important pour tous les écrivains en herbe comme moi: “Dylan dira que que pour écrire il vaut mieux être soi-même en mouvement, voiture, train, avion, un peu comme Baudelaire refusait d’avoir une table chez lui”; Kerouac pensait la même chose; il faut écrire comme on conduit, c’est ce qu’il aimait chez Neal Cassady, ce grand ami & figure essentielle Beat & grand écrivain avorté (il préférait trop les voitures justement, & les femmes , & le jazz, & la vie quoi)
ne pas s’isoler, sans quoi on écrit des trucs immobiles, chiant comme la mort, vide
il y a ce morceau de Duke Ellington, don’t je me répète souvent le titre avant d’écrire ou de dire quelque chose d’important: “it don’t mean a thing if it ain’t got that swing”, ça ne veut rien dire s’il n’y a pas le swing, le balancement du jazz, du blues, de la country, rock &roll ça veut dire faire l’amour en argot black, & ça vaut pour l’écriture

ps: la photo, c’est Dylan & Allen Ginsberg en 75, à Lowell, Massachussets, sur la tombe de Kerouac…

Publié dans: on septembre 12, 2007 at 11:33 Commentaires (2)

under the sycamore trees


“Twin Peaks”, en dvd, enfin… du moins la saison 1; j’en avais fini par user mes vieilles vhs, très chouettes cela-dit puisque l’intégrale rangée dans la bibliothèque dessinait la mythique pancarte “welcome to twin peaks”; et, grande nouvelle, on peut enfin revoir le Graal, à savoir le pilote, jamais édité en vhs!
alors, pour les plus jeunes , pour tous ceux qui n’ont jamais plongé dans les arcanes de “twin peaks”, ses mystères, ses journées lumineusement drôles et ironiques qui ont visiblement traumatisées les auteurs de “desperate housewives” et des “sopranos”, et ses nuits surtout, ses authentiques nuits en pleine forêt qui ne ressemblent à rien de connu avant ou après à la tv (même si “lost”…), cette terreur, cette magie noire, cet ésotérisme que lynch étrenne là, vrai tournant dans l’oeuvre de quelqu’un qui, avant le plus beau pilote de l’histoire de la télévision, n’avait fait que 4 films.

ce pilote n’a pas pris une ride, il reste d’une efficacité à faire rougir tous les scénristes contemporains; un sens de l’ellipse hallucinant, une beauté plastique incroyable, merde je vais arrêter les adjectifs parce que c’est vraiment vain à décrire

le visage inquiet d’une chinoise devant son miroir
laura palmer les yeux à jamais fermés dans un bleu hypnotique
la terreur sans nom dans les yeux d’une mère qui aperçoit un inconnu dans la chambre de sa fille morte
un couloir de high school qui devient inquiètant par la seule grâce d’un travelling
un père qui comprend d’un regard que sa fille n’est plus
un hibou dans la nuit noire
le balancement inquiètant d’un feu de croisement en pleine forêt

le tout enrobé de scènes loufoques, comme si susan mayer s’était échoué sur l’île de “lost”, parce que lynch aime bien se compliquer la tâche

un nain qui parle à l’envers
une bûche qui sait plein de choses
mais pas autant qu’un mainate
un room service très très lent
fox mulder grimé en femme

le visage de sheryl lee, en blonde ou en brune, sublime

kyle mclachlan devant son miroir, tout au bout d’un dernier épisode abstrait et suicidaire

c’est “twin peaks”, ce n’est pas de la télévision, c’est du cinéma, et du grand

Publié dans: on septembre 10, 2007 at 12:14 Laisser un commentaire

demoiselle

“La demoiselle d’honneur” cette nuit sur France2- un beau Chabrol, lumière hivernale & turpitudes provinciales- le film décolle dans toutes les scènes avec la très belle Laura Smet, Chabrol s’attarde beaucoup sur son visage, son profil, à la “Vertigo”- voià ce que je demande dans un film, une certaine élégance visuelle, et une façon de filmer les corps & les visages féminins…

Publié dans: on at 12:01 Commentaires (2)