d’abord la bio de Dylan par François Bon, aussi personnelle et bien écrite que ses romans ou son précédent biopic sur les Stones- surtout cette bio a été écrite après les fabuleuses “Chronicles” de Dylan lui-même, ce qui lui donne une vision sans doute plus subtile que la moyenne sur les années 80 et la triste perte d’inspiration de l’auteur de “Blonde on blonde”. complétée par le Robert Shelton, d’une précision diabolique sur les années 60 et 70, on a de quoi faire le tour du propriétaire avant de se replonger dans “I’m not there”…

autre lecture passionnante, le “New wave” coordonné par le regretté Jean-François Bizot, une mine d’or visuelle sur les années post-punk-yuppies, celles de Cure, Depeche Mode, The Face, Easton Ellis… je suis trop jeune pour me recommander comme “new wave”, mais j’ai en moi une part de cette mélancolie post-indus, comme j’imagine Radiohead, les frangins Washowski ou Portishead…

enfin, dans un registre beaucoup plus léger (quoique), le “Fantastic Four” en français du grand John Byrne, moins incoutournable que son travail sur les “Uncanny X-Men” avec Chris Claremont, mais le dessin de Byrne garde un charme inouï, presque plus sixties que eighties, même si ses histoires ont plutôt mal vieillies- mais j’ai grandi avec ça, comme avec le “Daredevil” de Frank Miller ,autre incoutournable du comic-book Marvel des années 80…

