
Fini de lire hier soir le dernier Nick Hornby, “Juliet, naked”. Comme avec ses précédents romans, Hornby mélange assez astucieusement références pop et comédie douce-amère. Si l’auteur de “High fidelity” était un cinéaste, ce serait Judd Apatow.
Sauf que là, la sauce ne prends qu’à moitié. Tant que les deux personnages principaux, Annie, spécialiste en oeil de requins morts il y a 40 ans qui vient de foutre dehors son geek de conjoint, et Tucker, pop star reclus depuis des années, se contentent d’échanger des mails à travers l’Atlantique, c’est drôle et juste. Petite ville morte d’ennui de la côte anglaise, ou patelin paumé des USA, quadra réalisant qu’elle est en train de rater sa vie ou croisement entre Syd Barrett et Dylan période “Blood on the tracks’, ça sonne plutôt juste, surtout la partie fish & chips, irrésistiblement drôle. Mais quand les deux finissent par se rencontrer, chose inéluctable, ben ça finit par sonner faux…
Peut-être Hornby est-il au fond moins à l’aise avec Tucker, avec son caractère profondément américain, et qu’il n’arrive pas au fond à le rendre attachant et juste, en comparaison avec Annie, d’ores et déjà un des plus beaux personnages que l’auteur ait créé.
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y a pas à dire, j’adore cette photo !!
oui elle est très chouette, un peu sixties