
grosse actualité Dylan- publication à venir d’un gros best-of d’une cinquantaine de titres, qui aura le mérite de faire un (petit) tour de la question Dylan, le seul artiste capable d’écrire une grande chanson en 1962 comme en 2006, & surtout une biographie passionnante de François Bon, remarquable romancier à qui on devait déjà un livre référence et très personnel sur les Stones (qui eux n’ont pas enregistré une seule bonne chanson depuis au minimum 25 ou 30 ans, mais ceci est une autre histoire)
dans le hors-série des Inrocks consacré ce mois-ci à Dylan, il écrit un truc très vrai, & important pour tous les écrivains en herbe comme moi: “Dylan dira que que pour écrire il vaut mieux être soi-même en mouvement, voiture, train, avion, un peu comme Baudelaire refusait d’avoir une table chez lui”; Kerouac pensait la même chose; il faut écrire comme on conduit, c’est ce qu’il aimait chez Neal Cassady, ce grand ami & figure essentielle Beat & grand écrivain avorté (il préférait trop les voitures justement, & les femmes , & le jazz, & la vie quoi)
ne pas s’isoler, sans quoi on écrit des trucs immobiles, chiant comme la mort, vide
il y a ce morceau de Duke Ellington, don’t je me répète souvent le titre avant d’écrire ou de dire quelque chose d’important: “it don’t mean a thing if it ain’t got that swing”, ça ne veut rien dire s’il n’y a pas le swing, le balancement du jazz, du blues, de la country, rock &roll ça veut dire faire l’amour en argot black, & ça vaut pour l’écriture
ps: la photo, c’est Dylan & Allen Ginsberg en 75, à Lowell, Massachussets, sur la tombe de Kerouac…