du vrac

Revu la fin des “Doors” version Oliver Stone: encore plus nul et boursouflé dans son pantalon en faux cuir que dans mon souvenir- et je soupçonne Stone de confondre Morrison et Iggy.

Fini le “White bicycles”, autobio de Joe Boyd: ce type a cotoyé, dans les sixties, les plus grands noms du jazz (Miles, Duke, Monk…), du blues (Muddy Waters, Lonnie Johnson, John Lee Hooker…), et du folk & rock (Nick Drake, qu’il a produit et couvé tant bien que mal, Dylan- il était là pour brancher sa guitare à Newport en 65, quand le rock est né une deuxième fois, le Pink Floyd de Syd Barrett qu’il a programmé plusieurs fois à leurs débuts à l’UFO, cultissime club londonien en 67, Richard Thompson…), et il évoque tout ça, petites et grandes histoires, les bouleversements des années 50 et 60, quand le son noir faisait l’amour aux petites filles blanches, dans un style sobre et précis. Vraiment un des meilleurs bouquins sur la “pop” musique anglo-saxonne…
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Publié dans: on septembre 2, 2008 at 12:22 Laisser un commentaire

lectures récentes: Rimbaud rock& roll !

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Publié dans: on août 13, 2008 at 1:43 Laisser un commentaire

lectures récentes

d’abord la bio de Dylan par François Bon, aussi personnelle et bien écrite que ses romans ou son précédent biopic sur les Stones- surtout cette bio a été écrite après les fabuleuses “Chronicles” de Dylan lui-même, ce qui lui donne une vision sans doute plus subtile que la moyenne sur les années 80 et la triste perte d’inspiration de l’auteur de “Blonde on blonde”. complétée par le Robert Shelton, d’une précision diabolique sur les années 60 et 70, on a de quoi faire le tour du propriétaire avant de se replonger dans “I’m not there”…

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autre lecture passionnante, le “New wave” coordonné par le regretté Jean-François Bizot, une mine d’or visuelle sur les années post-punk-yuppies, celles de Cure, Depeche Mode, The Face, Easton Ellis… je suis trop jeune pour me recommander comme “new wave”, mais j’ai en moi une part de cette mélancolie post-indus, comme j’imagine Radiohead, les frangins Washowski ou Portishead…

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enfin, dans un registre beaucoup plus léger (quoique), le “Fantastic Four” en français du grand John Byrne, moins incoutournable que son travail sur les “Uncanny X-Men” avec Chris Claremont, mais le dessin de Byrne garde un charme inouï, presque plus sixties que eighties, même si ses histoires ont plutôt mal vieillies- mais j’ai grandi avec ça, comme avec le “Daredevil” de Frank Miller ,autre incoutournable du comic-book Marvel des années 80…

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Publié dans: on juillet 23, 2008 at 6:26 Laisser un commentaire

lecture?

très envie de lire ça… :

REVUE DE PRESSE mai 2008

ELLE
SPINOZA, QUEL CINEMA !
C’est écrit par qui ?
Ollivier
Pourriol. Ce jeune agrégé de philo organise depuis trois ans les
séances de Ciné-Philo, où il explique les grands penseurs à l’aide de
films connus. Ça se passe le lundi soir au MK2 Bibliothèque, à Paris,
et ça connaît un succès fou.

Ca parle de quoi ?
«
Cinéphilo », le livre, reprend les cours donnés par Pourriol. Le
résultat est époustouflant. L’auteur arrive, par exemple, à rendre
compréhensible Spinoza, l’un des philosophes les plus compliqués du
monde, en s’appuyant sur des films comme « American Beauty », « Fight
Club » ou « X-Men » !Il montre « comment gagner en joie », un concept
cher à Spinoza, en suivant l’évolution du personnage de Lester dans «
American Beauty ». Il fallait le faire.Mais Pourriol est un grand
pédagogue, un professeur d’un nouveau genre, armé d’un projecteur et
d’une télécommande. C’est pour ça que les élèves de terminale se
précipiteront aux séances de CinéPhilo spécial bac qu’il organise en
mai.

Ca nous apporte quoi ?
Plein de
choses. Car Pourriol a choisi d’illustrer deux penseurs, Descartes et
Spinoza, qui n’ont cessé de réfléchir à notre amélioration morale. Donc
à notre bonheur. Comment devenir soi-même ? Comment s’éloigner des
passions tristes ? Comment passer de « passif » à « actif » ? En
décrivant les passions humaines, ces philosophes ont utilisé un langage
abstrait,très hermétique. Avec ses exemples tirés de blockbusters,
Pourriol donne un poids concret à leur pensée, qui nous paraît tout
d’un coup lumineuse et diablement actuelle. Il n’est pas exagéré de
dire que ce livre est un « traité du bonheur » de première importance.
En tout cas, nous, on le relit sans relâche !

PATRICK WILLIAMS
« Cinéphilo », d’Ollivier Pourriol (Haute Tension-Hachette Littératures, 402 p.).Programme sur http://www.cine-philo.fr/

Publié dans: on juin 25, 2008 at 10:41 Laisser un commentaire